Interview d’un hacker chinois

2 février 2010

Le New York Times a publié un article qui décrit la vie d’un des nombreux hackers chinois.

Comme on pouvait s’y attendre, les motivations sont des plus classiques (le challenge et l’argent), mais il ne dément pas travailler parfois pour le gouvernement, et avoue que certains de ses confrères visent activement des cibles politiques. Depuis longtemps, et probablement comme beaucoup de gouvernements, les dirigeants chinois sont soupçonnés de laisser une certaine liberté à un grand nombre de hackers, en échange de services pour leur pays. Il n’y a évidemment aucune preuve formelle, mais il serait étonnant que la Chine ne profite pas des ses talents nationaux pour faire comme n’importe quel pays développé : de l’espionnage industriel et politique. Un article de Slate explique bien ce phénomène de piratage politique de plus en plus visible.

On apprend aussi dans l’article du New York Times quelques détails sur l’affaire Google. D’après lui, le cheval de troie qui a servi à l’attaque contre Google et d’autres entreprises a été créé à l’étranger, mais modifié en Chine peu avant l’attaque. Je pense toutefois qu’il faut relativiser la fiabilité de ce que le hacker raconte.

Avec presque 400 millions d’internautes, et un filtrage du réseau qui oblige à apprendre des notions plus ou moins avancées d’informatique pour lire les sites interdits, il n’est pas surprenant que de nombreux internautes finissent par accumuler assez d’expertise pour profiter des failles des logiciels les plus courants. Microsoft et Adobe, éditeurs de logiciels vulnérables impliqués dans l’attaque contre Google, sont cités, et le hacker prétend que de nombreuses failles « zero day » (non dévoilées) sont gardées sous le coude par les hackers, au cas où…

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